Dakka

Côte d'Ivoire - Mali - Qc

Biographie :

Né Seïdou Dembélé, Dakka est un enfant de l’exil, un artiste obligé de se plier aux aléas de l’histoire et de son histoire pour vivre son art. Né en Côte d’Ivoire de parents maliens, le jeune Seïdou se passionne très tôt pour la musique reggae. Pas de doute, le reggae est au centre de ses passions. Il commence à en jouer en cachette, ayant grandi dans une famille musulmane pratiquante où cette carrière artistique n’était pas envisageable. Puis il assume, quitte à être vu comme un délinquant. En parallèle, l’artiste apprend à travailler le cuir et ouvre sa première cordonnerie à Abidjan en 1998. Il débute sa carrière avec son ami Gounga. Les deux camarades jouent un reggae coloré, mâtiné de sons et de rythmes mandingues. En 2002, le groupe est sur le point de sortir son premier album lorsque le pays tout entier est frappé par un conflit armé. Contraints à l’exil, les deux musiciens rejoignent le Mali. C’est là-bas qu’ils rencontrent le chanteur vedette du reggae africain, Ivoirien émigré au Mali, Tiken Jah Fakoly. Celui-ci les encourage à persévérer dans la musique malgré les obstacles qui surgissent sur leur chemin. Puis Dakka fait la rencontre de Julie, une Canadienne qui travaille alors au Mali. Ils décident de s’installer à Montréal et ouvrent la cordonnerie Dakissa. Dakka commence alors un nouveau parcours musical, en solo. Près d’un an après son arrivée, il rencontre le guitariste Jérémie Coulombe et s’entoure de musiciens confirmés du monde du reggae issus du groupe The Rootsteppers. Dakka et les six musiciens s’associent pour créer de nouveaux morceaux. Ils travaillent d’arrache-pied durant les années 2010 et 2011. L’année suivante, Dakka enregistre un album démo de quatre titres avec la participation de Mohammed N’Diaye et Aboulaye Koné et de Sophie Petre et Caterina Servedio aux chœurs. Le reggae mandingue de Dakka s’inspire de son vécu africain et relate la grandeur et la décadence du monde moderne. Le chanteur se veut porteur d’un message de paix et, à l’image de ses modèles Alpha Blondy, Ismael Isaac, Koko Dembélé et Tiken Jah Fakoly, il dénonce avec véhémence les injustices sociales, la pauvreté et la corruption. Pour lui, aujourd’hui plus que jamais, la musique est un combat à mener pour voir naître un monde meilleur. Ainsi dans son morceau Kana Kassi, il exhorte les parents et les jeunes qui vivent dans la précarité à ne pas baisser les bras, à garder la tête haute malgré les difficultés, un programme qu’il transmet en musique. Mais la musique ne lui a pas fait abandonner son travail de cordonnier, un métier qui manque de relève et qu’il est fier de pratiquer. Lui qui, dès l’âge de 9 ans, cirait les chaussures à Abidjan, puise son inspiration également dans ce travail et les rencontres qu’il y fait. En 2015, il participe aux Syli d’Or de la Musique du Monde et remporte la Mention Spéciale du jury.

Dakka

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Les spectacles de l'artiste: