Derek Gripper et Zal Sissokho

Afrique du sud - Sénégal Kora

Biographie :

Derek Gripper

Guitariste classique Sud-Africain, Derek Gripper est le premier à avoir jamais réussi à transcrire pour la guitare le répertoire des grands maîtres de la Kora, harpe africaine à 21 cordes, une prouesse que le magazine Songline décrit comme un exploit magistral.

 

Formé au violon, ce musicien passionnant a finalement choisi la guitare avec le désir de lui frayer une nouvelle voie ! C’est dans un esprit respectueux qu’il adapte  les œuvres complexes pour koras des plus grands maîtres mandingues (Toumani Diabaté, Ballaké Sissoko…). Ce patrimoine d’Afrique de l’ouest est transmis de génération en génération par les griots, les gardiens de l’histoire mandingue.  Le travail de Derek Gripper lui donne une nouvelle dimension en préservant sa complexité et sa richesse. Au-delà de la pure prouesse technique, cette interprétation inédite est avant tout un magistral solo instrumental !

  « Magistral... Gripper a réussi à transcrire avec brio le répertoire de Kora pour la guitare classique à six cordes. Gripper, qui considère Diabaté comme le Segovia ou le John Williams de la Kora, transcrit somptueusement sa musique et par la même introduit un tout nouveau répertoire pour la guitare classique, faisant ainsi entrer la guitare africaine dans le courant classique. » Simon Broughton, Editeur en Chef du magazine Songline

Zal Sissokho

L'un de ses ancêtres fut le premier joueur de kora de l’histoire, et son frère Younoussa fut, dans les années 1980, le premier griot à venir s’installer au Québec. Au Sénégal, la famille des Sissokho est l’une des plus importantes représentantes des griots, ceux qui transmettent oralement l’histoire du peuple mandingue depuis des siècles. Bref, Zal Sissokho était prédestiné à chanter et à jouer de la kora. Après avoir rencontré Derek Gripper en tournée en Afrique, il s’illustrera à ses cotés à Montréal, pour le plus grand bonheur des spectateurs.   

Arrivé à Montréal en 1999 et boursier des Conseils des arts du Canada et du Québec à plusieurs reprises depuis 2001, Zal Idrissa Sissokho a vite pris sa place dans le paysage sonore montréalais. Il joue en solo et avec de nombreux artistes et formations tels Les frères Diouf, Celso Machado, Constantinople, Fakhass Sico, Lilison di Kinara, Richard Séguin, Takadja et Muna Mingole. Il a contribué aux albums de Corneille, IKS, Hart Rouge, Lousnak, Sara Rénélik, Les frères Diouf et Musa Dieng Kala.  Zal Idrissa Sissokho a aussi participé au spectacle « Ô » du Cirque du soleil à Las Vegas et à la musique du film « Un dimanche à Kigali » de Robert Favreau.    
De plus, Zal fut choisi avec 12 autres musiciens, pour le documentaire « La symphonie du nouveau monde » de Luc Boivin, diffusée sur les ondes d’ARTV et de Radio-Canada et invité à l’émission Belle et Bum en 2009 et 2011. En 2013, Zal a pris part au tournage et à la musique du film l’Autre Maison (Max Film) de Mathieu Roy, assurant l’ouverture officielle du Festival des Films du Monde de Montréal.
Progressivement, au fil du temps, Zal Sissokho jouit aussi d’une renommée internationale (Brésil, Afrique du Sud, Mexique, Europe…)

En 2004, Zal forme le groupe afro-mandingue Buntalo, dont le nom fait référence au son cristallin de la kora qui séduit l’auditeur dès la première note. Cette harpe africaine à 21 cordes se marie merveilleusement bien à la musique occidentale contemporaine; c’est pourquoi Buntalo, dont le répertoire inclut des compositions originales et des classiques mandingues, modernise les sons tout en préservant l’identité de ces compositions plusieurs fois centenaires.

Également lauréat du prix OQAJ-Rideau lors de la vitrine officielle à la Bourse Rideau, à Québec en février 2008 et octroyé par l’Office Québec-Amériques pour la Jeunesse et Rideau, Zal a alors pu visiter le Mexique en octobre 2008.

En janvier 2012, Zal Idrissa Sissokho et Buntalo sort son second album intitulé Le Partage avec des collaborations exceptionnelles tels que Tapa Diarra, Fabrice Koffi ou Karim Diouf. Le Partage étant le mot d’ordre de ce joueur de kora généreux et talentueux.               
Bien reçu tant par la critique que le public, Zal continue de faire connaître sa musique ici ou à l’étranger.
Le Brésil l’a accueilli en tournée en 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.

En 2013, alors qu’il est au Brésil, il forme le groupe Famalé avec deux musiciens locaux ! : le multiinstrumentiste Marcus Viana (compositeur de nombreuses bandes sonores pour la télévision et le cinéma) et le chanteur Sérgio Pererê. Ensemble, ils échangent classiques mandingues et compositions brésiliennes, ils confrontent kora, violon et charango, livrent des textes poétiques en portugais, en wolof ou en français. Ils enregistrent un disque avec l’aide d’Ibrahima Gaye et donnent des concerts au Brésil comme à l’étranger, notamment à Nuits d’Afrique pendant l’été 2015. Il jongle désormais entre ses projets brésiliens, ses performances en solo ou en groupe avec Buntalo…

En 2017, Zal et Buntalo sortent leur troisième album, La Palabre , symbole fort d’union et de respect de la parole…  La palabre consiste en la jonction de la parole et de l’action : dire ce qu’on fait et faire ce qu’on dit. En abordant des thèmes actuels et primordiaux de la société, Zal Sissokho met de l’avant le son unique de sa kora et invite à la découverte et au voyage. Sa musique aux accents afro-mandingues, ses compositions métissées et son propos engagé sont à nouveau mis des l’avant dans un album porteur d’espoir et riche de multiples collaborations.

Les spectacles de l'artiste: