Idir et Labess

Algérie

Biographie :

Sommité de la chanson kabyle, sa voix d’or et ses tubes planétaires d’homme libre triomphent. Ses mélodies d’amour et d’exil aux guitares folk font rire, pleurer et danser en un concert ultime !

Idir (Hamid Cheriet) né à Aït Lahcène (Kabylie) en 1949, est un fils de berger, un enfant de la révolution algérienne élevé chez les Jésuites. Traduit du kabyle, Idir signifie  « Il vivra ».

Alors qu'il étudie la géologie et se destine à une carrière dans le pétrole, l'avenir lui réservait tout autre chose. C’est par hasard, en 1973, qu’il se retrouve à chanter « Rsed a Yidess » (que le sommeil tombe) qui deviendra un tube. Depuis, tout s’enchaine.

En 1975, il arrive à Paris et signe son premier album avec Pathé Marconi. Traduit en 15 langues,  « A Vava Inouva » est un succès planétaire. Puis, avec Khaled, il fonde l’association "L'Algérie la vie" qui fera quelques années plus tard l’objet d’un immense concert devant 6000 fans.

Quatre ans plus tard (1979), c’est « Ay Arrac-Negh » (Ô Nos Enfants) que le public fredonne partout.
En 1993, une compilation rend aussi hommage à 17 des chansons de ses deux premiers albums, et l'année suivante, paraît chez Blue Silver un nouvel album  intitulé « les Chasseurs de lumières »

Puis vient « Identités » (1999), qu'Idir enregistre avec les collaborations de sommités tels que Manu Chao, Dan Ar Braz, Maxime Le Forestier, Gnawa Diffusion, Gilles Servat, Zebda, Karen Matheson, l’ONB et Geoffrey Oryema.

En mai 2002, avec « Deux rives, un rêve » qui regroupe une fois encore plusieurs de ses compositions, on peut même se délecter d’un inédit écrit par Jean-Jacques Golman « Pourquoi cette pluie », qui relate le catastrophique déluge tombé sur Alger en  2001.
« Entre scènes et terres », un coffret CD/DVD live paru en 2005, célèbre ses 30 ans de carrière. On y retrouve notamment un aperçu de son parcours international.

En 2007, avec « La France des couleurs », traitant de l'identité, Idir est rejoint par Akhénaton, Grand Corps Malade, Disiz la Peste,  Zaho, Tiken Jah Fakoli, Oxmo Puccino , Rim'K et Sniper, Wallen,  Guizmo, Sinik, Féfé de Saïan Supa Crew, Leeroy et par beaucoup d'autres. Ce disque percutant et surprenant mélange le hip hop, le r'n'b, le reggae, le slam, avec, bien sûr, les rythmes kabyles.

Avec la prédominance de la flûte berbère kabyle, toujours profonde, nostalgique et débordante d’émotion, sa musique nous emporte. Quant à ses textes, à portée universelle, ils abordent l’exil, les fêtes, l’amour, la liberté, et les souvenirs.

Comme Aït Menguellet, Matoub Lounès, et Ferhat, Idir est un homme de conviction. Avec son look discret et sérieux et un d'une grande générosité, il appartient à la minorité de ceux qui dans «la langue de l'homme libre » (le tamarzight), ont donné une autre dimension à la musique algérienne

Idir vit aujourd'hui en exil en France. Pour la communauté algérienne de France, il demeure un mythe, pour le reste de la planète,  il est l’un des plus grands noms de la World Music.

Un nouvel album paraît le 4 février 2013, le même jour qu'un grand concert à l'Olympia avec en première partie la jeune chanteuse Nabila Dali. Ce nouvel opus, Adrar Inu (« Ma montagne »), est un retour aux sources, une œuvre intimiste, la plus personnelle de son répertoire. Il comprend notamment un titre consacrée à la mémoire de sa mère. Mais pour autant, il inclut également l'adaptation d'un air britannique du xv11e siècle, Scarborough Fair, une reprise d'un tube des Who (disponible uniquement en téléchargement), et un morceau de Beethoven1.

En octobre 2017 il annonce qu'il va revenir chanter en Algérie lors d'une date unique : le 04 janvier 2018 (pour le nouvel an berbère Yennayer). Ce concert, qui aura lieu à  la coupole d’Alger, marquera, après une absence de 38 ans, son retour sur scène en Algérie.

À l'automne 2017, Idir sort son dernier album Ici et ailleurs. Un projet qui reprend onze chansons qui œuvrent aussi, pour lui et pour nous-mêmes, comme un remarquable travail de mémoire. Idir, légende de la chanson kabyle, se plie à l’exercice du duo avec quelques uns des plus grands noms de la chanson française (Patrick Bruel, Francis Cabrel, Charles Aznavous...) pour nous faire écouter un autre sens qu’il donne à ce partage pourtant si commun dans la musique. Le plus difficile n’est pas d’être invité à chanter avec autrui mais de se sentir admis comme un frère. Et non plus comme un étranger que l’on accueille avec bienveillance.

Ce disque est composé de chansons qu’Idir a profondément aimées dans son enfance puis dans sa vie d’artiste. D’autres sont venues à lui comme de belles invitations à se ressembler. Un seul mot clé pour comprendre le sens de ces adaptations : l’équivalence.

Labess:

Le groupe LABESS qui signifie « tout va bien » en arabe, vous propose de découvrir la beauté et la richesse de sa musique. Fusion de rumba gitane, flamenco et musiques traditionnelles d’Afrique du nord tels que le gnawa et le chaabi.
Qu’il chante en arabe, sa langue maternelle, en français ou espagnol, Nedjim Bouizzoul raconte de sa voix expressive des histoires empreintes d’authenticité qui oscillent entre réalisme et espoir, douceur et fureur. Il chante l’exil en retraçant les joies et les détresses qui parsèment le parcours de la terre d’origine à la terre d’accueil, et vice-versa. À travers sa poésie, il propose une réflexion sur la diversité culturelle et sur la nécessité de vivre unis, malgré les différences.

Idir et Labess

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Les spectacles de l'artiste: