Tiken Jah Fakoly

Côte d'Ivoire

Biographie :

Montréal l’a découvert en 2000. En clôture du Festival International Nuits d’Afrique, sur la grande scène, il avait conquis la foule. Un concert mémorable dont il parle encore!

Est-il encore nécessaire de présenter la star internationale qu’est devenu Tiken Jah Fakoly ? Depuis quinze ans, cet Ivoirien devenu Malien allume les scènes du monde entier, transmet son message d’espoir, s’indigne contre toutes les injustices, s’égosille pour le respect des droits humains. Tout cela avec un talent et une véhémence qui ne se sont jamais démentis.

Né Doumbia Moussa Fakoly en juin 1968 à Odienné, au nord-ouest de la Côte d'Ivoire, Fakoly est issu d'une famille de forgerons. Pourtant, fan de reggae, il décide de ne pas prendre la route toute tracée et ne tarde pas à créer son premier groupe, Djelys, en 1987. Peu à peu, il parvient à se faire connaître au niveau régional puis national grâce à ses concerts. En 1996, il sort son premier album, Mangercratie, qui lui donne une notoriété supplémentaire en Côte d’Ivoire et dans les pays limitrophes. Il faudra encore attendre deux ans pour qu’il chante en Europe, à Paris, et trois ans pour que sorte l’album en France.

Mais Tiken Jah ne se laisse pas impressionner par ces retards. Il continue à interpeller ses concitoyens et sort en 1999 l’album Cours d’histoire, qui sortira l’année suivante en France. Dans cet opus, il redit son indignation face aux discriminations, face aux abus des gouvernements occidentaux et africains, il réitère ses encouragements à l’unité africaine et à la prise de conscience de ses concitoyens. Ce deuxième album marque le début de sa notoriété hors d’Afrique de l’Ouest. Une notoriété qui ne fera que s’étendre par la suite.

Les années 2000, le phénomène Tiken ne fait effectivement que s’amplifier. À Montréal, il se produit pour la première fois en 2000 grâce au festival Nuits d’Afrique. Durant les années suivantes, sortiront les albums Le Caméléon (2000), Françafrique (2002), Coup de gueule (2004), L’Africain (2007) et African Revolution (2010). Les quatre derniers sont disque d’or et Françafrique reçoit la Victoire de la musique (France) comme meilleur album Reggae / Ragga / World. Entre chaque album, il enchaîne les tournées en Afrique, en Europe, aux Etats-Unis, au Canada…

À force de dénoncer les injustices et de prendre parti, les ennemis apparaissent forcément. En 2002 lorsqu’éclate la guerre civile en Côte d’Ivoire, certains de ses proches sont touchés, son domicile est saccagé. Il décide alors de s’exiler au Mali. Certains pays lui refusent l’accès comme le Sénégal entre 2007 et 2010. Mais lui continue à éveiller les consciences, à s’indigner contre les injustices subies par les Africains, par les femmes, par de nombreux citoyens où qu’ils vivent. Il se bat pour l’annulation de la dette des pays africains, il s’implique dans les mouvements altermondialistes, etc.

Chacune de ses apparitions est un événement en soi. Sa présence sur scène en fait un artiste rare et marquant. Le public montréalais et canadien ne s’y trompe d’ailleurs pas : il joue à guichets fermés à Montréal en 2007, alors qu’il est parrain de Nuits d’Afrique, et lors de sa tournée canadienne de 2011-2012. Et il nous fera l’honneur de clore le Festival Nuits d’Afrique, le 22 juillet prochain, pour un concert en extérieur et gratuit sur le parterre du Quartier des spectacles.

Tiken Jah Fakoly

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Les spectacles de l'artiste:

Disques :

Festival International Nuits d'Afrique -Compilation 2012