À propos
On l’appelait la reine du festival ! Sa voix précieuse comme un diamant est connectée à l’âme ébène sud-africaine, à son Soweto natal, à la résonance zouloue. Toute sa vie et celle de sa mère, Thandi, est une offrande au chant libérateur des femmes. À bientôt soixante-dix ans, l’élégante dame alliant le jazz, la pop et le legs de « Mama Africa » Makeba, se joint aux célébrations des 40 ans du FINA dans une métropole qui l’a complètement adoptée depuis des décennies.
Consacrée aux Prix Junos en 2013 en musique du monde pour son fameux opus A Tribute to Miriam Makeba, la trajectoire fulgurante de Lorraine Klaasen s’est forgée à coup de persévérance. Artistes proches du clan Nelson Mandela, électrons de joie débordante, elle et sa mère ont chanté la résilience des communautés noires soumises à l’apartheid sans jamais chercher la lumière des projecteurs et les paillettes. Un art musical organique et dansant qui a rallié les nations caribéennes, et conquis le continent américain, l’Europe et le Mexique.
Sensible au sort des peuples noirs d’Afrique du Sud, Lorraine Klaasen et son fidèle acolyte le producteur Mongezi Ntaka ont uni leurs forces sur l’album Ukubonga. Des compositions en forme de compassion sur les drames surmontées par les artistes des townships qui ont été lourdement affectés par le régime raciste de l’apartheid. Il ne faut pas les oublier et partager leurs souvenirs avec gratitude. Une expression de la générosité de la chanteuse fière de ses racines, porte-voix de son pays depuis le Canada où elle vit.
Chaque concert de Lorraine Klaasen se transforme en une fête universelle, un appel de l’Afrique en mouvement. Reine toute catégorie de l’exercice, la chanteuse parée de bracelets et turban expose une féminité gracieuse. Légère et éprise de sa musique, l’artiste communique avec son public à travers les langues africaines australes – zoulou, sotho, xhosa, lingala – en anglais et français. Venez entendre son chant toujours optimiste, jazzy comme un bon champagne.


